Compteur bihoraire en Wallonie : les nouvelles heures creuses changent la donne

Technicien électricien devant un tableau électrique
Sommaire

Le compteur bihoraire a longtemps été un classique des maisons wallonnes : une électricité moins chère la nuit, pour le chauffe-eau ou la machine à laver. Depuis le 1er janvier 2026, ses horaires ont changé, et la question revient souvent chez nos clients : est-ce que ça vaut encore la peine ? Et que faire si l’on installe des panneaux solaires ?

Voici les réponses, avec les repères à connaître.

Les nouvelles heures creuses depuis 2026

Selon ORES, les heures creuses du tarif bihoraire sont désormais, tous les jours, week-end compris :

  • de 11h à 17h ;
  • de 22h à 7h.

Les heures pleines couvrent 7h-11h et 17h-22h. Cela fait 15 heures creuses par jour, soit 105 par semaine. D’après les comparateurs, ces horaires valent aussi chez les autres gestionnaires wallons (RESA, AIEG, AIESH, REW) : confirmez-le auprès du vôtre.

Côté compteur exclusif nuit, ORES précise que si vos charges (un chauffage à accumulation, par exemple) sont mesurées par ce compteur, le changement de plages horaires n’a aucun impact pour vous.

La plage de la mi-journée recoupe les heures où la production solaire est la plus forte. L’idée : encourager à consommer quand l’électricité abonde.

Un compteur bihoraire est-il rentable ?

Cela dépend de la part de votre consommation que vous pouvez déplacer en heures creuses. D’après les chiffres de distribution d’ORES pour 2026 relayés par des comparateurs, la part proportionnelle du tarif de distribution se situe autour de 4 à 6 c/kWh en heures creuses, contre 9 à 11 c/kWh en heures pleines (hors TVA, hors terme fixe et surcharges). Ces fourchettes sont à confirmer sur la grille tarifaire officielle : l’écart entre les deux plages est surtout ce qui compte.

Certains comparateurs avancent un repère : le bihoraire devient avantageux lorsqu’environ un quart à 28 % de votre consommation se fait en heures creuses. ORES, lui, ne fixe pas de seuil et rappelle que la pertinence dépend de votre profil, de votre production photovoltaïque et de l’offre de votre fournisseur. La CWaPE doit publier un outil d’aide à la décision. Ce sont de bons candidats au déplacement en heures creuses :

  • un chauffe-eau électrique ou thermodynamique ;
  • une pompe à chaleur ;
  • une borne de recharge pour voiture électrique ;
  • lave-linge, lave-vaisselle et sèche-linge programmés.

Au contraire, si vous êtes absent la journée et consommez surtout le soir, le monohoraire reste souvent plus simple.

Compteur bihoraire et panneaux solaires : ce qu’il faut savoir

C’est ici que beaucoup d’idées reçues circulent.

Avec des panneaux solaires, votre profil de consommation change. Ce que vous produisez et consommez directement n’est pas facturé. Ce qui compte, c’est l’électricité que vous continuez à prélever sur le réseau, surtout le soir et la nuit.

Concrètement :

  • si vous consommez beaucoup en journée (télétravail, pompe à chaleur, chauffe-eau programmé à midi), vos panneaux couvrent déjà une grande part de vos besoins ;
  • si vous soutirez surtout la nuit, le tarif heures creuses reste intéressant pour recharger une voiture électrique ou chauffer l’eau en complément ;
  • si vous avez une batterie, vous pouvez stocker la production de midi pour le soir et réduire fortement les heures pleines.

Le bon choix se fait avec vos relevés de consommation, pas à l’instinct. Une étude de faisabilité sérieuse intègre ce point.

Trois profils, trois choix

La famille qui part le matin et rentre le soir

Elle consomme surtout entre 17h et 22h, en heures pleines. Des panneaux sans batterie réduiront peu cette consommation du soir. Le bihoraire n’est intéressant que si elle déplace des appareils (lessive, lave-vaisselle) vers la nuit ou le week-end.

Le télétravailleur ou le retraité à la maison

Il consomme en journée, pile pendant les heures creuses de 11h à 17h et pendant la production solaire. Avec des panneaux, l’essentiel de cette consommation est couvert gratuitement, et le bihoraire sert d’appoint pour la nuit.

Le foyer avec voiture électrique ou pompe à chaleur

Ses gros consommateurs sont flexibles : la recharge se programme la nuit ou à midi. C’est le profil pour qui le bihoraire, et peut-être le tarif Impact, est le plus pertinent.

Questions fréquentes

Dois-je changer de compteur pour passer en bihoraire ?

Selon votre situation, le compteur existant peut convenir. La demande passe par votre fournisseur et votre gestionnaire de réseau. Renseignez-vous avant d’engager des frais.

Le bihoraire fait-il perdre de l’argent si je me trompe ?

Si vous consommez surtout en heures pleines, oui, vous pouvez payer davantage qu’en monohoraire. D’où l’intérêt de partir de vos relevés réels.

Mes panneaux solaires fonctionnent-ils la nuit ?

Non. La nuit, vous prélevez sur le réseau, et c’est là que les heures creuses ou une batterie jouent leur rôle.

Le compteur numérique et le tarif Impact

Si vous avez un compteur numérique, les données de soutirage et d’injection sont mesurées quart d’heure par quart d’heure, ce qui permet d’affiner les tarifs. En 2026, ORES propose aussi un tarif baptisé Impact, à trois plages (ECO, la moins chère, MEDIUM et PIC, la plus chère). Il s’adresse aux clients disposant d’un compteur communicant qui peuvent déplacer des usages flexibles (recharge d’un véhicule, pompe à chaleur, chauffe-eau) vers les heures ECO. Pour l’activer, il suffit d’en informer votre fournisseur, mais le maintien de votre compensation dépend de son offre.

Vérifiez les conditions auprès de votre gestionnaire de réseau et de votre fournisseur avant de changer de formule.

Comment décider : 4 étapes simples

  1. Récupérez 12 mois de consommation sur votre facture ou votre espace client.
  2. Estimez la part en heures creuses que vous pourriez atteindre en décalant quelques appareils.
  3. Comparez les offres bihoraires et monohoraires de plusieurs fournisseurs, en incluant le terme fixe.
  4. Intégrez vos projets : panneaux solaires, batterie, borne de recharge ou pompe à chaleur changent la donne.

Optimiser son installation solaire avec le bon tarif

Chez Jany Gofflot, nous dimensionnons chaque installation photovoltaïque sur votre consommation réelle. Notre équipe vous aide aussi à anticiper l’usage d’une batterie ou d’une borne de recharge intelligente (7,4 à 22 kW) pour utiliser l’électricité au meilleur moment. Un seul interlocuteur gère les démarches, y compris le raccordement au réseau.

Vous hésitez entre bihoraire et monohoraire avec des panneaux solaires ? Demandez notre analyse gratuite et sans engagement : demander mon devis gratuit ou appelez le +32 (0)61 27 92 95.

Informations basées sur les horaires et tarifs connus en 2026. Les montants de distribution proviennent de comparateurs : demandez la grille officielle à votre gestionnaire de réseau.

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